mardi 22 janvier 2008

crise financière














Toutes les bourses sont dans le rouge !

La chute des bourses, crise des « subprime », le credit crunch, les taux de la Fed et de la BCE, c’est la partie émergée de l'iceberg. Ce qui se cache derrière c’est le déficit des comptes courants US (surtout le déficit commercial)

Toute l’économie américaine vit à crédit.

C’est en fait une crise de crédit et une crise de confiance.

Tout le système capitaliste repose sur la capacité des institutions financières à utiliser plusieurs fois l’argent qu’elles ont réellement. C’est ainsi que tout cet argent est utilisé pour financer des projets, des entreprises, de la consommation, des Etats ou des guerres.

Tout le monde prete à tout le monde de l’argent qui n’existe pas, et tant que tout le monde y croit, ça roule.

Jusqu’au moment où une personne n’arrive plus à rembourser (crise des subprime).

A grande echelle, celui qui avait preté ne peut plus rembourser non plus. Ce qui fait une belle réaction en chaine.

Résultat, les banques sont en difficulté, mais aussi les assureurs des banques et l’Etat.

Maintenant c’est toute l’économie US et son capitalisme qui est en faillite.

Les gagnants sont les pays d’Asie et du moyen-orient, qui rachètent à bas prix des entreprise US avec leur pouvoir.

Désormais, les « fonds souverains » (sovereign wealth funds), chargés de faire fructifier une partie des colossales réserves de change des plus riches banques centrales de la planète, vont bouleverser les rapports de force entre les pays dit riches, et ceux qui les financent aujourd'hui.

La Chine nous a surpris en investissant 3 milliards de dollars dans le fonds américain Blackstone.

L'insuffisance de l'information sur les risques financiers est l'un des problèmes majeurs révélés par la crise actuelle.

Les normes comptables IFRS ont récemment été mises au banc des accusés par plusieurs commentateurs.

Petit rappel de comptabilité :

Dans notre bon vieux système comptable français on parle de coût historique. C’est un principe d’évaluation. Les plus-values potentielles attendues sur un actif (par exemple la montée d’un titre en Bourse) ne sont jamais enregistrées. Il faut que la vente (la réalisation effective) de cet actif ait lieu pour que des plus-values soient constatées. Avant cette vente, l’actif reste inscrit au bilan au coût constaté lors de son achat : le coût historique.

Aujourd’hui, toutes les sociétés cotées publiant des comptes consolidées doivent publier des comptes « IFRS ».

Les IFRS reposeraient sur une l’idée de la juste valeur, conduisant à des comptes sans rapport avec la réalité économique et accentuant la spéculation puis la panique sur les marchés.

Les banques cherchent à lisser l'impact des mauvaises nouvelles, et leurs autorités de surveillance voient des avantages à ce que le marché ne s'affole pas trop. A l'inverse, les investisseurs veulent une information complète pour pouvoir réagir très vite, même si les conséquences sont brutales.

Les Etats-Unis ont décidé, via la Securities and Exchange Commission (Commission des titres financiers et des bourses), d'autoriser les banques à déconsolider des produits de titrisation (technique financière permettant de revendre les créances : prêts, factures, crédit, …) qu'une lecture stricte des normes américaines imposerait sans doute de réintégrer dans le bilan.

A court terme, la révélation de difficultés bancaires peut accélérer la perte de confiance et accentuer un risque systémique.

A moyen terme, l'obligation de transparence renforce la discipline interne et le contrôle des risques, et rassure le marché.

Les IFRS obligent les banques à publier beaucoup plus d'informations sur leurs instruments dérivés.

La Fed vient ce mardi 22 janvier de faire une intervention choc en réduisant ses taux de 0,75 point, à 3,5% pour faire face aux risques de récession. Ce geste fort a eu pour effet immédiat de faire repartir les bourses européeennes dans le vert.

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